D’une pierre, deux coups


La saison des femmes de Leena Yadav est un film féministe indien, réalisé par une femme qui plus est. Un phénomène suffisamment rare pour être mis en avant.
Quand le futur s’invite au cœur d’une relation du passé qu’on croyait stable, voire éternelle, cela donne L’avenir, le très beau film de Mia Hansen-Love, porté avec vigueur par une Isabelle Huppert inoxydable et sacré de l’Ours d’Argent à la Berlinale 2016.
Jusque dans les années 1950, au Québec, les filles s’émancipaient en musique et au couvent. C’est, du moins, ce que montre La passion d’Augustine de Léa Pool, un des rares films qui traite de cette période essentielle de la Belle Province.
Dans son troisième film, Evolution, Lucile Hadzihalilovic interroge la maternité et questionne une nouvelle fois la féminité. A sa façon : étrange, irréelle et sans morale.
Le 38e Festival des films de femmes de Créteil s’est achevé samedi 26 mars 2016, sur une note mélancolique mais, comme chaque année, dopée aux nombreux prix et partenariats.
Naomi Kawase signe un film aussi délicat que gourmet : les délices de Tokyo. Succulent!
Dans son documentaire Je suis le peuple, l’agrégée d’arabe Anna Roussillon raconte sa révolution égyptienne, vue de Louxor, au sein d’une famille de paysans. Et c’est passionnant.
Baiser comme un défi. Voilà Bang Gang d’Eva Husson, un film d’amour d’adolescents modernes.
Pour rendre hommage à son école primaire et à son instituteur chaleureux, Emilie Thérond lui consacre un documentaire, filmé tout au long de sa dernière année d’enseignement : Mon maître d’école.